Comment nourrir votre cheval ?

Selon son poids, son âge et son activité physique, votre cheval a des besoins en nourriture précis. Pour bien l’alimenter, non seulement vous devez lui fournir des apports en vitamines quotidiens, mais aussi vous assurer du bon déroulement de sa digestion. En effet, un cheval ne peut pas vomir, et des coliques pourraient s’avérer douloureuses et parfois très problématiques. Voilà 3 règles d’or pour bien nourrir votre cheval.

1. Misez sur la qualité

Un cheval est herbivore. Ce qui veut dire que l’herbe est indispensable à son régime alimentaire et l’animal vous en donne la preuve en étant capable de dévorer jusqu’à 100 kilos d’herbe par jour ! Cependant, attention : si l’herbe que vous fournissez à votre cheval est de mauvaise qualité, celui-ci aura beau en absorber des quantités astronomiques, elles ne lui seront d’aucune utilité pour son équilibre nutritionnel. Entretenez vos prés en y installant des vaches qui, grandes consommatrices d’herbe, aideront celle-ci à se renouveler plus souvent, et à pousser plus riche et plus drue. En hiver, placez dans le ratelier a foin de l’animal un fourrage choisi sur mesure. Soyez certain que votre cheval, véritable gourmet dans l’âme, n’y touchera pas si le foin semble défraîchi et sent le moisi !

2. Misez sur les bonnes quantités

La clé de l’alimentation équilibrée d’un cheval se trouve aussi dans les portions. Vous devez le faire manger à sa faim, sans surcharger pour autant son estomac si fragile, sans parler de ses intestins ! Pour établir ses menus quotidiens, vous devez prendre en compte différents critères, dont les deux principaux sont le poids de votre cheval d’une part, et son activité physique de l’autre : entre un cheval de sang et un cheval de labour, les besoins nutritifs ne sont pas les mêmes ! Ensuite, vous devez savoir ce que vous lui donnez à manger, c’est-à-dire connaître les apports nutritionnels de ses aliments, en particulier leurs apports en eau et leur valeur sèche. Une poulinière en gestation ou lactation aura besoin, par exemple, de 20 à 30% de fourrage en plus qu’un cheval de course.

3. Misez sur la régularité

Donner des repas à heures régulières à votre cheval est essentiel pour lui permettre de bien assimiler les aliments. Comme pour un être humain, prévoyez trois repas par jour et répartissez les apports en céréales entre le matin, l’après-midi et le soir. En effet, ces dernières, données dans des portions trop volumineuses, risqueraient d’être mal digérées et de provoquer les fameuses coliques qu’il faut tant redouter. Aussi, ne remplissez le ratelier foin galva de l’animal qu’à des moments déterminés de la journée, en vous arrangeant pour respecter toujours les mêmes horaires. Surtout, laissez-lui le temps nécessaire pour prendre ses repas tranquillement, car un cheval a besoin de bien mâcher les aliments qu’il consomme pour les digérer correctement.
Et surtout, apprenez à suivre l’instinct de votre cheval : vous découvrirez avec étonnement que celui-ci sait très bien quels sont les aliments qui lui conviennent. Si certains mets lui semblent avariés ou peu appétissants, il se gardera bien d’y toucher !

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