Le putois sent-il vraiment mauvais ?

Si vous avez envie d’adopter un animal un peu insolite, qui saura se montrer un compagnon aussi affectueux que sympathique, pourquoi ne pas opter pour un putois ? Oui, mais voilà… ce joli petit mammifère au museau pointu est affligé d’une réputation un peu inquiétante. En effet, on l’accuse communément… de sentir mauvais ! Est-ce vrai ? Les putois dégagent-ils vraiment une odeur nauséabonde ? Et, si oui, comment y remédier ?

La puanteur du putois

En réalité, la réponse à votre question se trouve déjà dans le nom de l’animal puisque le mot « putois » contient bel et bien le verbe « puer » ! En effet, comme tous les membres de la grande famille des mustélidés (qui inclut également la belette, la fouine, le furet…), l’arrière-train du putois est doté de deux petites glandes qui sont en mesure de dégager une odeur pestilentielle. Donc, oui, un putois, ça peut vraiment sentir mauvais. Très mauvais, même, puisque, projeté dans un rayon de 3 mètres, le liquide nauséabond peut répandre son odeur jusqu’à près d’un kilomètre à la ronde ! Autrement dit, si vous avez le malheur de vous trouver sur la trajectoire d’un putois en train de se servir de ses glandes anales, vous risquez fort de vous en souvenir (et vos vêtements aussi…)

Et ce n’est pas tout…

Mais ce n’est pas tout… pour puer, le putois a plus d’un tour dans son sac ! En effet, ses glandes anales ne sont pas les seules à être capables de dispenser une odeur réputée, à juste titre, pour être abjecte. D’autres glandes, sébacées celles-là, sont également responsables d’effluves plutôt désagréables et qui, celles-là, sont plus ou moins permanentes. Inutile de le nier, un putois est un animal qui sent fort. Son odeur corporelle naturelle attire les représentants de l’autre sexe lors de la période de reproduction. Ses projections pestilentielles lui servent à la fois à se protéger contre ses ennemis et à marquer son territoire. Sa puanteur, c’est un peu sa carte de visite, son moyen de s’exprimer et il faut, dans la mesure du possible, le respecter !

bébés putois

bébés putois

Comment réduire l’odeur nauséabonde du putois ?

Pourtant, rassurez-vous. Tout cela, c’est à l’état sauvage. Dans le cadre de la vie domestique, il va vous suffire d’adopter certaines mesures pour préserver une atmosphère agréablement parfumée, même si vous avez choisi un putois en guise de compagnon.

Pour freiner l’action des glandes anales

Jusqu’en 2010, l’ablation des glandes anales était couramment pratiquée sur les putois et furets de compagnie dans le seul but d’éviter les mauvaises odeurs chez soi. Considérée, à juste titre, comme abusive étant donné qu’elle privait ces petits animaux de leur principal moyen de défense, cette opération est aujourd’hui interdite.

Cependant, en créant pour votre putois un univers où il se sentira en sécurité (aux grands maux, les grands remèdes…) celui-ci n’aura nul besoin de se servir de ses glandes, et vous n’aurez pas, de votre côté, à déplorer chez vous la moindre puanteur !

Pour freiner l’action des glandes sébacées

Par contre, l’action des glandes sébacées étant multipliée sous l’effet du cycle de la reproduction et de l’activité sexuelle, vous pouvez opter pour la stérilisation de votre putois, qui aura également le mérite de vous garantir contre l’arrivée surprise de mini-putois dans votre salon !

D’autre part, c’est à vous, propriétaire d’un putois, d’assurer à sa cage, son panier et toutes ses affaires, une hygiène rigoureusement irréprochable, entretenue au quotidien.

Par conséquent, si vous sentez des mauvaises odeurs en provenance du logis de votre putois, il ne faudra ne vous en prendre qu’à vous-même !

Enfin, si vraiment vous avez l’odorat sensible, optez plutôt pour un animal de compagnie soucieux de sa toilette quotidienne, comme le chat. Inutile de vous leurrer : quelles que soient les précautions que vous déploierez, vous n’empêcherez pas plus la Terre de tourner que votre putois de puer, ne serait-ce qu’un tout petit, tout petit peu !

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